Glossaire

 

 

 

Acteur métier :
Individu qui possède les connaissances et l’expérience nécessaires pour appartenir à un des métiers utiles dans l’entreprise. Il contribuera aux phases de processus qui nécessitent les compétences spécifiques dont il dispose.

Activité majeure :
Description synthétique des travaux qui correspondent à la contribution d’un acteur métier au déroulement d’une des étapes (phase) de processus.

Agilité opérationnelle :
Capacité de l’entreprise à se reconfigurer pour s’adapter aux sollicitations toujours nouvelles des tiers dont dépendent son développement, sa rentabilité et son fonctionnement. Elle qualifie le délai de mise en œuvre d’une évolution opérationnelle, c’est à dire à la fois organisationnelle et informationnelle.

Cartographie organisationnelle :
Représentation globale de la vision organisationnelle dans laquelle les processus apparaissent horizontalement, de telle sorte que toutes les phases prises en charge par un même métier coïncident verticalement.

Cas d’application :
s’utilise pour définir le contexte particulier d’utilisation d’une procédure (en présence du client, par Carte Bancaire, stock mini atteint, etc.).

Cité de l’Information :
Représentation macroscopique de la vision informationnelle qui correspond parfaitement à celle de la vision organisationnelle et qui permet de mettre en évidence les voies de construction et d’amélioration de la contribution du Système d’Information à l’agilité de l’entreprise.

Compétence :
Connaissance et expérience qu’un individu possède et qui lui permet, moyennant une formation spécifique, de prendre en charge certaines contributions au sein des processus de l’entreprise.

Concept de représentation :
Constituant du langage commun aux responsables métiers et aux techniciens de l’information, qui participe à la représentation simple et naturelle de l’une ou de l’autre des visions opérationnelles de l’entreprise.

Contrainte d’intégrité :
Règle à respecter lors de la création, la modification, la restitution ou la suppression d’une information ou d’une donnée dans un programme. Toutes les contraintes d’intégrité relatives à une information ou une donnée sont matérialisées par l’ensemble des règles de gestion qu’il est impératif de respecter pour assurer la permanence de leur validité.

Contrat de service :
Engagement réciproque de deux structures métiers dont les contributions s’enchaînent au sein des processus de l’entreprise. Il formalise et clarifie la répartition des activités majeures à réaliser et des informations à gérer.

Cycle de développement (des services automatisés) :
Succession d’étapes réalisées traditionnellement par les techniciens de l’information entre la prise de conscience de la nécessité d’une évolution du Système d’information (l’expression du besoin) et sa disponibilité effective sur les postes de travail, les bornes interactives, les PC, etc.

Département de l’Urbanisme et de l’Agilité (DUA) :
Structure permanente, placée au plus haut niveau de l’entreprise, qui dispose de relations fonctionnelles transverses avec les responsables métiers et les techniciens de l’information. Elle est chargée de promouvoir, coordonner et contrôler les travaux d’urbanisation globale de l’entreprise et de développement de son agilité.

Donnée :
Support et mémoire des traitements exécutés dans les programmes. Elle détaille une information utilisée dans un ILOT de SI ou échangée avec d’autres ILOTS, en ses composants unitaires.

Donnée copiée :
Partie des données utilisées dans un programme mais qui ont été affectées à un autre ILOT de SI que celui auquel ce programme appartient.

Donnée originale :
Partie des données utilisées dans un programme qui détaillent les informations originales affectées en exclusivité à l’ILOT de SI auquel ce programme appartient.

Donnée utilisée :
Ensemble des données dont a besoin une procédure pour se réaliser correctement. Dans l’informationnel, elle se décomposera en données originales et données copiées.

Enchaînement des contributions (d’un processus) :
Succession d’activités majeures qui, entre les deux événements qui initialisent et achèvent un processus, permet à l’entreprise de respecter ses engagements vis-à-vis du demandeur.

Evénement déclencheur (de processus) :
Ensemble d’informations, reçu de l’extérieur ou créé dans l’entreprise, qui initie l’enchaînement des contributions qui constituent le corps d’un processus.

Evénement interrupteur (de processus) :
Miroir de la performance de l’entreprise, il marque la fin d’un processus et donc le moment où l’entreprise considère avoir satisfait l’attente exprimée dans l’événement déclencheur. La combler totalement ou dans des limites acceptables par l’initiateur et l’entreprise conduira à positionner judicieusement et de façon optimum l’événement interrupteur qui clôturera l’enchaînement des contributions d’un processus.

Flexibilité (du Système d’Information) :
Déclinaison informationnelle de l’agilité, elle correspond à la capacité potentielle de la vision informationnelle à offrir des services automatisés, conformes aux besoins de l’entreprise, dans des délais compatibles au rythme d’évolution de sa réalité opérationnelle.

Flexibilité potentielle :
Capacité du Système d’Information à évoluer rapidement qui s’appuie sur des services automatisés, des fonctions ou de nouvelles règles de gestion développées mais non mises en service immédiatement. Elles pourront, le moment venu, être activées en dehors de tout cycle de développement.

Flexibilité structurelle :
Première étape d’acquisition d’une aptitude proactive d’évolution du Système d’Information, elle s’appuie sur le pré-équipement de ses différents composants en vue d’accroître significativement sa capacité d’intégration de nouvelles fonctionnalités.

Flexibilité technologique :
Capacité acquise par le Système d’Information à travers les langages, les outils, les méthodes et de manière générale les technologies de l’information mises en œuvre pour lors de son développement.

Flexibilité topographique :
Etape ultime de contribution du Système d’Information à l’agilité de l’entreprise. Elle caractérise sa capacité à confiner l’impact des évolutions de la réalité opérationnelle et à réduire ainsi, de manière très sensible, la durée et la complexité des cycles de développement.

Fonction :
Sous-ensemble standard d’un programme informatique qui exécute une règle de gestion bien précise et auquel on pourra avoir recours aussi souvent que nécessaire pour réaliser les traitements requis.

Foyer de non-agilité :
Obstacle à l’acquisition d’agilité, identifié au sein de l’entreprise, et exprimé à travers une nécessité opérationnelle. Il se déclinera en foyer de non-réactivité dans l’organisationnel et en foyer de non-flexibilité dans l’informationnel.

Foyer de non-flexibilité :
Caractéristique structurelle ou fonctionnelle de la vision informationnelle qui réduit, par sa seule présence, l’agilité globale de l’entreprise. Elle pourra être déclinée selon chacune des natures de flexibilité du Système d’Information.

Foyer de non-réactivité :
Caractéristique structurelle ou fonctionnelle de la vision organisationnelle qui réduit, par sa seule présence, l’agilité globale de l’entreprise.

ILOT de SI (ILOT de Système d’Information) :
Unité logique de structuration du Système d’Information, il regroupe l’ensemble des traitements, qui automatisent les contributions d’un métier aux processus de l’entreprise, et les informations associées.

Information copiée :
Dans le Système d’Information, information qui doit être utilisée dans un ILOT de SI mais qui a été affectée à un autre ILOT. Il pourra donc en disposer pour la consulter mais jamais pour la modifier.

Information échangée :
Dans l’organisationnel, elle correspond à une information que chaque phase reçoit, utilise et transmet à la phase suivante pour s’exécuter, s’enchaîner correctement et assurer la régulation de ses activités (synchronisation, respect des délais, planification des tâches). Au sein de l’informationnel, elle concerne une information que chaque ILOT de SI reçoit, utilise et transmet à l’ILOT de SI suivant pour les mêmes raisons. La nature et le contenu de l’information échangée dans chaque vision sont identiques en nature et en contenu.

Information originale :
Dans le Système d’Information, information utilisée par l’ILOT de SI à qui elle a été affectée et qui est responsable de son intégrité au sein de l’entreprise.

Information utilisée :
Dans l’organisationnel, information puisée dans des référentiels communs de l’entreprise ou des fichiers de gestion locaux, pour s’assurer de la cohérence du travail en cours avec tous ceux qui l’ont précédé ou servir de paramètre de calcul à l’exécution de l’activité majeure d’une phase. Dans l’informationnel, elle répond aux mêmes usages mais est scindée en information originale correspondant à celle qu’un ILOT de SI pourra modifier, et en information copiée qu’il ne pourra que consulter.

Instruction :
Commande unitaire disponible dans le langage de développement d’un programme informatique.

Interface :
Ensemble de données échangées entre des programmes affectés à des ILOTS de SI différents.

Langage commun :
Ensemble des concepts à travers lesquels les responsables métiers et les techniciens de l’information communiquent et font correspondre leurs perceptions globales de la réalité opérationnelle de l’entreprise et ses conséquences sur les visions organisationnelle et informationnelle dont ils ont respectivement la charge.

Modèle réactif : Situation dans laquelle l’évolution de la vision informationnelle est assujettie à celle de la vision organisationnelle de façon à assurer une simple conformité fonctionnelle de ses services automatisés aux besoins exprimés préalablement par les acteurs métiers.

Modèle synergique : Situation dans laquelle l’évolution de la vision informationnelle et celle de la vision organisationnelle sont assujettie conjointement et simultanément aux changements de la réalité opérationnelle de l’entreprise. Ce modèle stipule une correspondance stricte entre les deux visions et non une relation de dépendance de l’une par rapport à l’autre.

Module : Sous-ensemble standard d’un programme informatique qui exécute une fonctionnalité bien précise et auquel on pourra avoir recours aussi souvent que nécessaire pour réaliser les traitements requis.

Nécessité opérationnelle : Capacité que l’entreprise souhaite acquérir pour faire face à la réalité de la demande du marché, de l’exigence des clients, de l’âpreté de ses concurrents, des contraintes réglementaires, etc. Elle exprime un objectif d’agilité qui sera décliné simultanément en réactivité organisationnelle et en flexibilité informationnelle.

Niveau macroscopique ou global (de représentation) : Niveau dans lequel nous nous attachons aux grandes masses qui structurent notre perception.

Niveau microscopique ou détaillé (de représentation) : Niveau qui correspond à une observation et une description plus précises et méticuleuses de ce que nous observons, en référence aux grandes masses perçues au niveau global.

Paradigme d’ambivalence : Point de vue selon lequel la réalité opérationnelle d’une entreprise n’est pas la juxtaposition des différentes visions qu’on en perçoit, mais est les deux à la fois, simultanément et intimement.

Perte d’adhérence : Discontinuité dans l’enchaînement des contributions au sein de l’entreprise, dans le management des tâches correspondantes et dans l’évaluation des performances.

Phase (de processus) : Correspond à une contribution réalisée par un acteur, affilié à un métier, qui possède toutes les compétences et les outils pour y parvenir.

Position de travail : Point d’accès unique d’un acteur métier au Système d’Information. Elle est constituée de l’ensemble des services automatisés, adaptés aux contextes spécifiques dans lesquels cet acteur les utilise durant ses multiples contributions aux processus de l’entreprise.

Poste de travail : Endroit sur lequel l’acteur métier trouve l’ensemble des outils organisationnels et informationnels qui le soutiendront dans l’exécution de ses tâches quotidiennes.

Pratique : Manière d’exécuter une activité majeure, souvent spécifique d’une entreprise.

Procédure : précise la nature des activités réalisées par chaque acteur métier lorsqu’il contribue à l’exécution d’une phase de processus.

Processus : Au sein de la vision organisationnelle, le processus représente l’enchaînement chronologique des contributions qui, sous l’effet d’une sollicitation interne ou externe, délivrent les produits et les services qui sont la raison d’être de l’entreprise ou constituent ses obligations légales ou fonctionnelles.

Programme : Unité physique de construction du Système d’Information, il contient un sous-ensemble des règles de gestion automatisées, dédiées à un métier, et les données correspondantes.

Réactivité (de l’organisation) : Déclinaison organisationnelle de l’agilité, elle correspond à la capacité potentielle de la vision organisationnelle de mettre en œuvre des changements dans des délais compatibles avec le rythme d’évolution de la réalité opérationnelle.

Réalité opérationnelle : Etat courant du fonctionnement interne de l’entreprise et de ses interactions avec son environnement, qui produit dynamiquement de la valeur sous forme de produits ou de services.

Ready To Serve (Prêt A Servir) : Mise sous tension à l’écoute des événements déclencheurs générés pour l’essentiel par les clients mais également par les partenaires (distributeurs, fournisseurs, alliés, etc.), l’ensemble de l’entreprise devra se mobiliser pour accueillir le client (via une visite, un appel ou une connexion), comprendre sa demande et y répondre dans des délais correspondants aux meilleures pratiques du moment et aux engagements affichés.

Référent dynamique : Elément sur lequel se fonde la méthodologie d’urbanisation globale de l’entreprise. Il se caractérise par sa capacité à évoluer avec l’entreprise et son environnement.

Règle de gestion : Enonce les conditions d’enchaînement des tâches et les modalités de calcul ou d’interprétation des informations manipulées au cours d’une procédure.

Relation de correspondance : Premier principe tiré de l’application du paradigme d’ambivalence qui stipule que ce qui s’applique au monde des responsables métiers s’applique à celui des techniciens de l’information et inversement.

Relation d’appartenance : Troisième principe tiré de l’application du paradigme d’ambivalence qui stipule qu’au sein d’une vision, tout concept de représentation microscopique (ou détaillée) a pour vocation de décomposer le contenu d’un unique concept de représentation macroscopique (ou globale).


Relation de cohérence : Second principe tiré de l’application du paradigme d’ambivalence qui stipule que La représentation de chacune des visions doit se faire à la fois à un niveau macroscopique (ou global) et à un niveau microscopique (ou détaillé).

Requête : Question qu’un ILOT de SI émetteur transmet à un ILOT récepteur, pour obtenir l’état actuel d’une ou plusieurs informations originales qu’il détient. La réponse contiendra soit simplement la valeur courante de ces informations, soit le résultat d’un traitement, parfois très complexe, dont dispose l’ILOT de SI récepteur de la requête.

Responsable métier : Responsable d’une grande fonction de l’entreprise (commercial, marketing, production, distribution, recherche et développement, ressources humaines, finances, etc.) il est, avec ses troupes, l’utilisateur privilégié des outils informatiques.

Service automatisé : Partie d’une activité majeure réalisée automatiquement par l’intermédiaire d’un programme informatique.

Structure métier : Structure composée d’individus qui possèdent un métier commun et des compétences homogènes leur permettant de prendre en charge toutes les phases de processus qui nécessitent leur contribution. Elle assure l’acquisition, le maintien et l’évolution des compétences de ses individus, et en régule leurs contributions quotidiennes.

Tâche : décompose l’activité majeure d’une phase en autant d’actions mises en œuvre séquentiellement et qui représentent la méthode de travail préconisée pour l’accomplir.

Technicien de l’information : Responsable, avec ses troupes (architectes, concepteurs, analystes, programmeurs, exploitants, etc.), de la conception et de la construction des outils informatiques.

Technologies de l’information : matériels et logiciels qui permettent d’acquérir, traiter, consulter et communiquer les informations au sein des entreprises.

Topographie informationnelle : Premier niveau de formalisation de la, elle correspond à une structuration du Système d’Information en ILOTS de SI, issue d’une généralisation de la correspondance entre les activités majeures délivrées par un métier et l’ensemble de ses traitements et échanges d’information automatisés ou non.

Traitement : Ensemble des parties des activités majeures qui sont automatisées à travers les programmes informatiques qui composent un ILOT de SI.

Transaction : manière particulière et adaptée d’enchaîner les traitements d’un ou plusieurs programmes, conformément aux tâches qu’un acteur métier doit d’exécuter durant sa contribution à un processus.

Unicité de localisation (d’une information) : Obligation, pour chaque information originale, de n’être affectée qu’à un seul ILOT de SI. Elle s’oppose à la duplication qui n’est admise que pour des informations copiées à condition qu’elles soient consultées mais jamais modifiées par l’ILOT de SI qui les utilise.

Urbanisation globale (de l’entreprise) : Conception et structuration de l’entreprise visant à en faire un lieu efficace et performant où les individus s’épanouissent dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes. La démarche globale, destinée à développer l’agilité de l’entreprise, implique à la fois les responsables métiers et les techniciens de l’information. Elle se fonde sur l’application du paradigme d’ambivalence qui préconise notamment l’instauration d’un modèle synergique de dépendance des deux visions vis-à-vis de la réalité opérationnelle de l’entreprise.

Vision informationnelle : Perception du fonctionnement de l’entreprise que l’on obtient à travers les services automatisés ou non, leurs fonctionnalités et les informations manipulées et échangées de poste de travail informatisé en poste de travail informatisé, d’individu en individu et de structure en structure. Elle est celle des techniciens de l’information.

Vision organisationnelle : Perception du fonctionnement de l’entreprise que l’on obtient à travers les tâches déployées par les hommes qui y travaillent et les processus qui y progressent de poste de travail en poste de travail, d’individu en individu et de structure en structure. Elle est celle des responsables métiers.